JOURNAL DE GUERRE D'UN POILU DE SAINT HERNIN (1916-1919)
Pierre Emery a été peu de temps à l'école. Son long séjour à l'armée lui a permis d'améliorer son expression. Il s'est lancé dans l'écriture et le récit.
"Petite Histoire" diraient certains qu'on oppose trop souvent à la "Grande" exposée dans les livres de classe.
En fait, chaque histoire, qu'il s'agisse de l'empereur Napoléon qui meurt d'un ulcère à Saint-Hélène ou de l'agonie d'un de ses soldats près de la carcasse d'un cheval au retour de Moscou en 1812 ; c'est de l'Histoire, c'est "leur" Histoire.
Pierre Emery juge peu. Le nom "Boche", "ar Boched" en breton, est beaucoup moins dur qu'en français. Son récit en lui-même est un extraordinaire document pour l'historien. C'est un témoignage pour la famille qu'il va construire au retour, pour ses proches sur ce qu'on pensait être la "der des der".