Passionné de sport dès son plus jeune âge, Jean Huitorel, né en 1920, est connu pour son investissement en tant que professeur d'éducation physique à l'Ecole normale de Rennes et en tant qu'entraîneur du stade Rennais. Respectueux de ses élèves et de ses athlètes, il inculqua à tous des valeurs humanistes et républicaines, valeurs qu'il défendit également pendant la seconde guerre mondiale. Dans ce récit savoureux, "Huito" nous livre ainsi une foule de souvenirs sur sa scolarité au lycée de Brest, ses courses de pardons, son engagement dans la 1ère Division française libre, sur sa carrière d'entraîneur et d'éducateur sportif. Jean Huitorel vit aujourd'hui à Poullaouën, toujours aussi passionné de sport et toujours aussi attentif aux valeurs de laïcité et de liberté.
Lycée mixte, prestigieux, il est difficile d'imaginer que le lycée de Brest, pendant près d'une décennie à partir de 1945, fut installé de manière provisoire de part et d'autre de la voie conduisant sous le pont de l'harteloire vers la porte de la Brasserie, monté avec des matériaux rudimentaires que l'époque justifiait, au milieu des ruines d'une ville nouvelle en devenir. Aucune plaque, aucune stèle ne vient rappeler la volonté des premiers édiles de la ville massacrée, de symboliser la renaissance de la cité par le redémarrage le plus rapide possible de la scolarité secondaire. Durant un peu plus de 10 ans, quelques milliers d'élèves y reçurent un enseignement de qualité. Puis le provisoire devant connaître une fin, cette page des péripéties de la reconstruction de Brest devait se fermer.
Cet armorial, publié la première fois par le Vicomte du Breil de Pontbriand dans la revue Historique de l'Ouest - 11ème année - janvier 1895, est un extrait d'un registre-armorial de M. de la Bourdonnaye...
Charles BESLAY avait pour seul titre de gloire d'avoir été l'entrepreneur de la tranchée de Glomel (Canal de Nantes à Brest);, on pourrait expliquer cet oubli général. L'histoire ne peut retenir le nom de tous les entrepreneurs de la terre, quand bien même leur oeuvre a défié les siècles pour parvenir jusqu'à nous. Il s'est aussi illustré à Pontivy en des circonstances étonnantes qui lui vaudront d'être élu député sans même se porter candidat. Quand on parcourt les écrits de Charles Beslay, sa conscience d'être breton saute manifestement aux yeux. Cette appartenance à une communauté provinciale, dont il ne parle pas la langue, constituera, avant même ses amitiés politiques, la ligne constante de ses solidarités...
Originaires de Saint-Nicolas de Redon, puis installés à Vannes, les Normand furent une grande famille de bâtisseurs et de distillateurs.
Les personnages de ce livre ont donné leur nom à une rue ou une place de Morlaix. Tous n'étaient pas bretons de naissance, mais les hasards de leur vie ou de leur carrière en ont fait des Bretons d'adoption. Des Coatanlem au général Borgnis-Desbordes, de Gabriel Pierné à Léon Le Janne, Ernest Sibiril, les Corbière, Foch, Cornic ou Tanguy Prigent, sur terre comme sur mer, musiciens ou écrivains, hommes politiques ou combattants de l'ombre, tous ont mérité que nous nous souvenions.
Dans la collection de grandes biographies , ce livre paru d'abord en 2004 chez Blanc Silex, entièrement refondu et actualisé rejoint notre catalogue alors que Gilles Servat connaît une actualité particulièrement importante. Depuis 35 ans, il a été un des principaux animateurs de la scène musicale bretonne. A travers des textes engagés ou plein de poésie et de tendresse, il n'a cessé de chanter la Bretagne : celle des révoltes comme celle de la nature, celle des paysages comme celle des hommes. Le portrait qu'en dresse Erwan Chartier se veut une invitation à découvrir une personnalité attachante au fil d'une vie remplie de multiples rencontres. Textes des principales chansons reproduits. Nombreux clichés sur la carrière de Gilles Servat, des années 70 à nos jours.
L'ouvrage est le récit d'un voyage au pays de Galles en juillet 2005.. L'auteur connaît et fréquente depuis 25 ans en a assez d'entendre décrire la Grande-Bretagne comme un "enfer libéral". Il décide d'aller mener l'enquête sur place et y découvre de près : - la récente expérience de décentralisation ambitieuse et originale, qui a conféré aux Gallois comme aux Ecossais de réels pouvoirs régionaux et "nationaux"; - les liens privilégiés du pays de Galles avec la Bretagne, terre de l'auteur. Il rencontre ainsi une trentaine de Gallois ordinaires ou extraordinaires dont chaque récit forme comme une pièce d'un puzzle recomposé sous cette forme inédite d'exploration sociologique, culturelle, historique et économique. Mais avant tout comme le récit de voyage d'un "honnête homme", comme on disait à l'époque classique. De fil en aiguille, c 'est tout un pays en pleine mutation qui s'exprime, et s'exprime dans ses termes à lui. De voyageur, l'auteur se mue en traducteur d'une réalité très méconnue en France et dont les Bretons auraient selon lui intérêt à s'inspirer.
Au sein d'un paysage politique breton pourtant riche en particularismes de tous ordres, le cas Jean-Yves Cozan se distingue plus nettement encore par des originalités que d'aucuns brocardent en excentricités. Depuis quatre décennies que ce natif du Léon occupe la scène et les débats publics en Bretagne, rares sont les observateurs qu'il a laissés indifférents. Issu d'un centre-droit chrétien, mais toujours sensible aux idées régionalistes, le parcours atypique que confesse ici Jean-Yves Cozan éclaire les coulisses de la vie politique avec ses soubresauts, ses coups d'éclat et ses revirements. D'où quelques révélations…avec l'humour et le recul en prime. Ouessant, langue bretonne, parc naturel régional d'Armorique, abbaye de Daoulas, identité bretonne… Dans ce long entretien avec le journaliste Erwan Chartier, celui qu'on a surnommé le « député Diwan », le « Chinois », ou « l'homme à l'écharpe blanche » revient sur sa vie et sa carrière, sans langue de bois, mais sans rancœur. Avec la sagesse que lui confère son dernier rôle endossé, celui de vieux sage asiatique hissant le Gwenn-ha-du sur son île.
- le texte original et complet du Glenmor de Xavier Grall, paru chez Seghers en 1972, dans la fameuse collection “Poètes d'aujourd'hui”. Ce texte était accompagné d'une présentation d'œuvres choisies par Grall et illustré de photos, toutes reprises.